La transition


Woofing Otaki (26 Mars – 22 Avril)

Avec le retour sur l’île du Nord, la page du TA s’est maintenant tournée. Une dernière reste à écrire en NZ. Celle d’un mois de découverte du woofing alternée par les deux derniers objectifs et challenges que je souhaite atteindre sur l’île du Nord ; l’ascension des volcans Taranaki et Ruapehu. Ces deux volcans forment les points hauts de cette île, à respectivement 2518m et 2757m. En arrivant à mon woofing, j’ai donc déjà l’idée d’entrecouper mes quatre semaines restantes par ces derniers périples Néo-Zélandais.

Ma première étape consiste donc à rejoindre Otaki, petite bourgade située à environ une heure au Nord de Wellington. La ville est coincée entre l’océan et les montagnes de la forêt Tararua, que j’avais traversée trois mois plus tôt. Inexorablement, lorsque mon regard se porte sur la forêt alors que je suis confortablement assis dans le bus, les images de cette section défilent devant mes yeux. Je me revois en haut des arêtes sous un ciel parfait, puis marcher torse nu sous la pluie. Alors, pour ne pas se sentir trop éloigné de ce périple, j’ai choisi un woofing dans un endroit où le confort reste modeste.
En ce 26 mars, jour de mes 30 ans, Fay, jeune femme de 68 ans, vient donc m’extraire de mes pensées au bord de l’arrêt de bus, pour me conduire vers cette nouvelle expérience. Son objectif : construire sa maison en matériaux recyclés. Terre, pneu, bambous, verre…

À mon arrivée, j’ai la surprise de retrouver Fred et Sophie, le couple de Français avec lequel j’ai été bloqué trois jours dans une hut pendant un gros orage sur l’île du Sud. Ce sont eux qui m’ont donné ce contact de woofing. Une nouvelle fois, la coïncidence de calendrier est vraiment stupéfiante. Les bouteilles de vin que j’ai apportées, pourront donc être partagées. Nous allons pouvoir continuer à réinventer le monde, dans la continuité des discussions que nous avions laissées en suspens en partant de la hut. Il est toujours aussi enrichissant de parler avec des personnes engagées et passant à l’action.
La propriété de Fay est une sorte de gros désordre où tout semble être à moitié commencé et à moitié terminé.

Cela fait 20 ans qu’elle planifie de construire sa maison en recyclé. Elle s’était donc aménagée un abri temporaire avec son mari, le temps de s’abriter pendant les travaux. Ces derniers ne devaient durer que deux ans. Le cancer et décès de son mari, suivi par les difficultés administratives pour obtenir son permis de construire, ont considérablement modifié le caractère éphémère de cet abri. Alors, j’imagine que durant ces vingt années, les matériaux et objets en tous genres se sont accumulés tout autour, laissant cette impression de bazar organisé. Les générations de woofers précédentes ont bâti des petites maisonnettes dissimulées dans la forêt, car non autorisées à être construites. J’irai prendre mes quartiers dans l’une d’entre elles.

Je continue mon tour des lieux et tombe sur la salle de bain. Elle est en extérieur. Une bonne manière pour moi de garder le contact avec l’aspect vivifiant de la toilette en nature. La baignoire est posée au-dessus d’un foyer construit en briques. Une cheminée en aluminium tente tant bien que mal de canaliser la fumée lorsque le bûcher est allumé.

Ce dernier permet donc de chauffer l’eau de la baignoire. Vous l’avez compris, une fois que l’eau est chaude, tout le monde passe dans le même bain à tour de rôle. Le côté extérieur est génial, mais le partage du bain de tous un peu moins à mon goût. Heureusement, une douche chauffée au solaire a été refaite juste à proximité. Alors, je fais le choix de prendre des douches plutôt que des bains tout au long de mon séjour. À la fois pour l’hygiène mais aussi pour des questions pratiques : le bain n’est jamais prêt avant la fin de journée. Au bout de quelques jours, je comprendrais aussi que l’eau chaude servant à faire la vaisselle le soir est extraite de l’eau chauffée dans le bain. Alors tu te dis qu’il est bon de continuer à faire travailler ton système immunitaire, on est ici loin du milieu aseptisé (ce qui est bon en soi). Une fois le tour du propriétaire effectué, il est temps de se mettre à bosser, à raison de 5h par jour contre gîte et couvert. La plupart des travaux cette semaine concerneront du petit bricolage à l’exception de jeudi où des toupies de béton sont venues couler les fondations. Les armatures et coffrages ont été préparés par les précédents woofers. Nous nous occupons de notre côté de mettre le béton à niveau, d’en extraire les bulles d’air et d’y introduire les armatures servant à recevoir les futurs aménagements. Sacrée responsabilité. Mais Fay est du genre à faire confiance. Nous espérons donc que tout ira bien.


Je retrouve ici un point d’ancrage où je peux poser mes affaires pour quelque temps. Ceci, pour la première fois depuis 4 mois. Et puis cette semaine, j’organise d’autres retrouvailles. En effet, je suis resté en contact avec le couple d’italien Klaus et Gisela. Nous avions fait des étapes similaires au centre de l’île du Nord et nous avions surtout fêté Noël et le premier de l’an ensemble. Ils ont terminé et sont à Wellington. Ils vont s’arrêter à Otaki pour me voir. Trois mois que je ne les avais pas vu et la dernière fois, c’était précisément dans la forêt des montagnes qui m’entourent. Fay accepte de suite de les héberger pour la nuit. Les voilà donc à Otaki pour une nuit en caravane.

Gisela s’est cassée le bras sur l’île du Sud et Klaus a terminé le TA en solo. J’espère avoir la même condition à 56 ans. Nous passons une excellente soirée à l’issue de laquelle j’aurai un nouvel endroit à visiter en Italie!!

Il n’en demeure pas moins que je ne suis pas chez moi et ma tête est ailleurs, elle se tient prête à repartir. L’envie d’aller découvrir le sommet de ces volcans ne saurait être perturbée par un micro-confort retrouvé. La routine revient vite lorsque tu arrêtes d’être en mouvement. Elle est appréciable bien sûr les premiers temps, mais elle te rappelle rapidement à ton besoin de repartir vivre de nouvelles aventures. Une phrase toute simple résume parfaitement ma pensée : « Si tu crois que l’aventure est dangereuse, je te propose d’essayer la routine, elle est mortelle ». Ta nature revient donc à grands pas et l’envie de reprendre la route aussi. La fenêtre météo semble être à peu près bonne pour le Taranaki ce week-end. Je prépare le programme avec Aurélie, une Française rencontrée le temps d’une soirée le long du TA sur l’île du Sud. Elle allait vers le Nord quand j’allais vers le sud. Nous ne nous sommes donc croisés qu’une seule fois. Mais, l’avantage de ces expériences est qu’à la quantité est souvent privilégiée la qualité. Nous avons gardé contact en prévision de futures randonnées. Le planning s’accorde, les envies aussi. Nous décidons ainsi de faire le Taranaki ensemble. Le volcan n’est pas réputé facile en raison des pentes très accentuées de son cône. Nous décidons de nous retrouver en stop proche du point de départ avec environ 300km à faire chacun. Après trois jours et demi de woofing, je repars donc vivre l’excitation de l’inconnu. Là est un des fils conducteur de tous mes projets. Le fait de partir vers quelque chose que je ne connais pas, de devoir m’y adapter, en accepter les aspects plus contraignants pour en ressortir grandi par une expérience de vie supplémentaire. Il ne faut voir ni trop petit, ni trop grand. Mais, ma petite expérience me permet maintenant de dire que lorsque ton état d’esprit reste optimiste, lorsqu’il est capable d’encaisser les imprévus, lorsqu’il est capable d’adapter ton idée originelle à une situation changeante et de conserver sa curiosité intacte, alors l’inconnu te réservera toujours un moment excitant, vivant et passionnant.


Parenthèse du Taranaki ; entre monts et merveilles

Vendredi 30 Mars (300km de stop)
Il est temps de rerepacter mes affaires ce matin pour aller tenter l’ascension du volcan Taranaki (2518m). Nous devons nous retrouver en fin d’après-midi avec Aurélie et selon l’heure, improviser pour la suite. Je débuterai le stop à 11h. Après deux voitures, j’atterris à Bulls petite bourgade par laquelle j’étais passé lors du TA. Le temps de faire des courses et je me remets sur la route pour gagner Whanganui. Après 5mn, je vois une voiture passer avec une fille me faisant un grand sourire tout en me saluant d’une main en l’air. Je reconnais Diamon. Nous ne nous sommes croisés qu’une seule fois. Elle a fait l’île du Sud du TA vers le Nord. Elle m’a reconnu de suite et a demandé à sa voiture de s’arrêter. Solidarité d’auto-stoppeurs. Mais attendez, la coïncidence ne s’arrête pas là ! Diamon a traversé presque toute l’île du Sud avec Aurélie. Autant dire qu’elles se connaissent bien ! Alors, lorsque Diamon m’indique qu’elle remonte vers le Tongariro sans plan particulier, je lui demande naturellement « veux-tu venir faire le Taranaki avec nous? » Le hasard des rencontres est une fois de plus exceptionnel. De toute évidence, Aurélie ne se doutera de rien! Diamon ne met pas longtemps à changer ses plans pour nous suivre ce week-end. Nous finirons donc le stop ensemble. Vous voyez ce que réserve l’inconnu comme lots de surprises!
Je retrouve Aurélie à 16h30. J’ai demandé à Diamon de continuer plus loin avec notre dernière voiture pour la surprise. Plus de deux mois se sont écoulés depuis que j’ai croisé Aurélie et Diamon, c’était le même soir, et il semble pourtant si simple de les retrouver pour passer un week-end avec. Lorsque les artifices se réduisent, la qualité des relations n’en est que décuplée. Une dernière voiture s’arrête pour nous conduire Aurélie et moi vers un des points de départ de randonnée. En montant, je demande à notre chauffeur s’il sera possible de prendre une troisième personne sur la route. Il accepte de suite, pendant qu’Aurélie se demande bien de qui il peut s’agir. Dix minutes plus tard, je l’arrête à l’intersection indiquée à Diamon et là, c’est l’explosion entre les deux filles, à coup de grandes accolades, de sourires et de « What are you doing here?? ». Notre chauffeur n’y comprend rien, tant et si bien qu’il n’ose pas couper les retrouvailles en train de se dérouler à l’extérieur du véhicule. Mais comment veux-tu stopper de telles énergies positives, tant elles sont communicatrices. En observant la scène, je prends autant de plaisir. J’expliquerai par la suite à notre chauffeur les raisons de cet engouement en le remerciant bien de sa patience, avant qu’il nous dépose dix minutes plus tard au Visitor Center. Il est 17h15. En regardant la documentation, nous ne pouvons atteindre les huts trop éloignées dans le délai que nous avons avant la nuit. Mais un shelter, petit abri partiellement fermé, se trouve à mi-distance. Cela nous avancera également pour le lendemain. Et même si tu ne sais jamais à quoi vont ressembler ces abris, pas le choix pour ce soir. Nous attaquons donc la marche et progressons à un bon rythme, les filles sont entraînées. Après deux heures en forêt, nous arrivons finalement au shelter juste avant la nuit. Ce soir c’est le 4 étoiles des shelters : toit étanche et trois murs sur lesquels sont fixés trois bancs. Nous aurons même le temps d’installer nos tapis de sol et duvets sur les bancs avant la tombée de la nuit. Le repas se fera quant à lui dans l’obscurité. Il s’agit d’une de ces nuits de fin d’été, où se mêlent selon les courants, fraîcheur et douceur relatives. À travers la végétation dense de la forêt qui nous entoure, la Lune brille de mille feux. Les faisceaux de lumière transmis se frayent un chemin à travers le couvert végétal pour rompre l’obscurité naturelle de la forêt. Depuis l’intérieur du shelter, il nous faut tendre la tête pour l’apercevoir. Au gré des courants d’air et du vacillement des branches, elle apparaît dans sa robe blanche. D’abord timide, elle monte à pas réguliers pour finalement se laisser apprivoiser du regard. Elle dévoile alors ses formes les plus contrastées et révèle ses plus beaux faciès. La pleine Lune est de sortie ce soir. Le décor est ainsi planté et sera à l’image de la bonne soirée que nous passerons ensemble : simple et sans faux-semblants.

Samedi 31 Mars (25 km – 800m D+/ 700m D-)
Aujourd’hui, le temps doit tourner dans l’après-midi. Nous partirons donc tôt vers 7h30, de manière à profiter des vues sur les points hauts de cette journée. En l’occurrence, le sentier s’élève dès les premiers kilomètres pour atteindre 1250 mètres d’altitude. De cette position, la vue se dégage vers  l’horizon. Le regard est d’abord attiré par la forme imposante du volcan. Le Taranaki est un cône presque parfait. En l’observant de plus près, les pentes apparaissent très marquées et son sommet lointain ; il est deux fois plus haut que l’altitude à laquelle nous sommes actuellement. Mais pour le moment, ce dernier ne se laisse pas approcher par autre chose que par notre imagination. En effet, les seuls nuages de la matinée se sont concentrés autour de sa partie sommitale.

Une bonne manière de garder la surprise de sa découverte pour le lendemain si le temps le permet. La vue à 360° offre, au-delà du volcan, une vue superbe sur la vallée environnante et les autres points hauts du circuit.

Nous prendrons quelques minutes ici pour en profiter.


Le chemin continue le long d’un plateau sur lequel nous nous faisons photographier par un touriste. Ce dernier est placé derrière un petit lac offrant une vue magique sur le Taranaki. Et je dois avouer que sa photo est réussie.


C’est le moment choisi par la météo pour tourner. Nous apercevons les nuages se rapprocher peu à peu jusqu’à tout recouvrir. Après être redescendu dans une zone humide, une bruine fine se met à nous tomber dessus. Les prémices d’une après-midi pluvieuse. Après manger, nous repartons donc sous la pluie. Cela n’empêchera pas une chinoise de me demander s’il est possible d’observer le volcan de la hut. Ah ces chinois…. Nous terminerons la boucle sous une pluie un peu plus forte encore et nous arrêterons au point de départ de la veille (le DOC center) pour laisser passer les averses. Il nous reste une heure à parcourir pour se rendre jusqu’à la hut de ce soir. Le timing est bon puisque nous repartirons sous une fine pluie qui s’arrêtera après 15mn de marche jusqu’à ce que nous arrivions à la hut. En soirée cependant, nous avons du mal à imaginer l’ascension pour le lendemain. Le vent a redoublé de puissance et la pluie continue de tomber fortement. Dans ces cas, tu savoures surtout le fait d’être au chaud et tu prends plaisir à sentir la force des éléments protégé par quatre murs.

Dimanche 1 Avril (15km – 1250m D+/ 1400m D-)
En sortant ce matin, nous avons la bonne surprise de voir que le vent a chassé les nuages. Malheureusement, le temps de prendre notre petit déjeuner et de se préparer a suffi à ces derniers pour refaire leur apparition et entourer à nouveau le Taranaki. Ils nous occultent la vision du sommet. Dans ces cas, tu ne sais jamais ce que tu vas trouver, purée de pois, pluie, vent ou grand soleil. La veille, l’ensemble du volcan était recouvert. Mais, nous avons tous les trois des visions optimistes et nous nous lançons dans l’ascension de bonne humeur. Après 45 minutes, nous pouvons deviner le sommet au loin à travers les nuages. C’est une excellente nouvelle, cela implique non seulement que le sommet est dégagé, mais en plus que nous aurons une mer de nuages en dessous si le temps reste ainsi. En attendant il faut continuer d’avancer sur une pente qui s’incline de plus en plus. Sur certaines sections de pouzzolane, c’est un pas devant, deux pas derrière. En portant notre regard sur le côté, nous pouvons mesurer et prendre conscience de la raideur des pentes. Pourtant, de nombreuses personnes sont là aujourd’hui. C’est le week-end de Pâques et les jours fériés ont fait sortir du monde. La grande majorité cependant voyage très léger et randonne à la journée. De mon côté, je me suis mis dans les pas des filles qui progressent à un bon rythme. Et puis, arrive enfin le moment où tu passes au-dessus des nuages. Il te semble alors être dans un avion ; seul le revêtement marron sur lequel tes pieds sont posés te rappelle que tu n’es pas en train de voler.

Nous essayons de ne pas trop nous attarder pour prendre plus de temps au sommet. Nous apprécions notre niveau de marche par notre capacité à pouvoir monter chargés, en parlant, tout en doublant tout le monde… Nous en rigolons ensemble. En se retournant, nous comprenons également ce qui nous attend sur le chemin du retour. Des skis seraient presque plus appropriés sur ce terrain.

Après 2h30, nous atteignons finalement le sommet et pouvons-nous féliciter ! C’est l’explosion tant notre environnement direct est exceptionnel.

En dessous de nous se trouve donc un océan de nuages dans lequel surnage une île lointaine. Nous distinguons en effet les sommets des volcans Ruapehu et Tongariro, situés à plus de 200 km. De l’autre côté, nous devinons l’océan à travers les nuages. Et nous sommes en plein soleil.

Heureusement que quelques rayons viennent nous apporter un peu d’énergie, car le petit vent nous refroidit rapidement. Je ne suis cependant pas sûr qu’il y ait des endroits où tu puisses te sentir mieux. La beauté de cet environnement n’a de mesure que sa nature éphémère ! Nous le savons tous les trois, et c’est pourquoi après une petite séance photo, nous nous installons côte à côte sous le duvet d’Aurélie.

D’ici, la vie conventionnelle semble vraiment lointaine. Tu regardes le monde avec beaucoup plus de hauteur, beaucoup plus de recul et certainement aussi d’humilité. Ta condition d’homme est très fragile à ces endroits et de tels spectacles permettent de te le rappeler. Et puis comment ne pas s’extasier lorsque tu n’as plus qu’à écarter les bras pour avoir l’impression de voler?

Avec Aurélie, nous passerons deux heures au sommet. Diamon est repartie après un peu plus d’une heure en raison du froid. Deux heures hors du temps, à capter les rayons du soleil, scruter l’horizon et rêver. Rêver de tout ce que je souhaite encore accomplir, quelle direction je veux donner à la suite de mon parcours. D’ici, le champ du possible est infini et si je sens qu’il est temps pour moi de construire, je sais avoir besoin de vivre encore des expériences authentiques aussi fortes. Je m’excuse pour la phrase toute faite, elle a ici tout son sens : nous n’avons qu’une vie! Et je compte bien ne pas m’endormir sur le confort retrouvé. Vision infantile peut être pour certains, je pense pour les plus frustrés oui. L’enfant a l’avantage d’avoir un champ du possible infini contrairement au monde des adultes. Ces derniers se mettent des barrières, pour certaines réelles, pour beaucoup imaginaires. La recette magique est donc de continuer dà rêver, à conserver cette âme d’enfant dans l’infinité du possible et d’y ajouter une petite touche sécuritaire, un zeste de réalisme et une grosse cuillère d’expérience. Alors s’il vous plaît, si vous avez un rêve, gardez le en tête, faites le germer et arrêtez de vous dire que ce n’est pas possible pour telle ou telle raison : « je suis trop vieux, je suis trop jeune, j’ai des gamins, je n’ai pas assez d’argent », j’en passe et des meilleurs. Lancez-vous!

Extrait de mes pensées par « il est peut-être temps d’y aller », je m’arrache à la pesanteur de mon rocher. Nous jetons un dernier regard à 360 degrés avant de repartir. Je ne suis pas dans la tête d’Aurélie mais le sourire qui se dessine sur nos visages en dit long sur la magie du moment vécu. Il est donc temps de descendre du Mont Olympe, et de filer droit dans une pente abrupte. Elle s’annonce effectivement périlleuse et plusieurs chutes jalonneront cette dernière pour Aurélie comme pour moi. Mais l’une d’entre elles va se révéler un peu plus dangereuse. Alors que nous parlons encore de nourriture avec l’envie de faire un bon repas fromage et vin ce soir, je pose mon pied droit à mi-chemin d’un petit mur d’un mètre de haut. Problème, la surface est recouverte de poussière et mon pied droit glisse. Le pied gauche étant encore en haut du petit mur rocheux, tout mon corps se retrouve à tomber dans le sens de la pente. Ma fesse amortit le premier impact contre un rocher puis mon sac tandis que mon bras et ma main permettent d’éviter à la tête d’en taper un autre. La pente étant tellement abrupte, je continue de glisser sur quelques mètres avant de m’arrêter. Cette fois, Aurélie a arrêté de rigoler pour prendre des nouvelles, accompagnée par quelques personnes autour. J’essaie de tout faire bouger, rien ne semble cassé. Puis je me mets à constater les dégâts ; la main est bien écorchée, un doigt semble avoir subi une petite entorse et l’impact sur la fesse est douloureux mais rien de trop grave. Le temps de me désinfecter, et nous repartons. Il ne faut en effet jamais se laisser gagner par la peur et se remettre en selle de suite après de telles péripéties. Malheureusement, Aurélie était devant, je ne peux donc lui demander la note artistique de cette chute. Cela ne nous empêchera pas de bien rigoler tout au long de cette descente et de préparer dans nos têtes le festin du soir.


À l’arrivée au centre du DOC au pied du Taranaki, nous rejoignons Diamon pour faire un rapide lunch. J’en profite pour retirer la pouzzolane accumulée lors de mes chutes successives sur mes plaies et nous nous remettons en route pour faire du stop en direction de New Plymouth. Après 10mn, une voiture nous prendra tous les trois. Elle nous déposera devant un supermarché. Nous avons une très bonne surprise en voyant qu’il est ouvert, car en pensant au fameux repas de ce soir, nous n’avions pas tenu compte du fait que nous étions le dimanche 1er avril. Nous choisissons donc nos légumes, nos fromages mais avons la mauvaise surprise de voir que le rayon des vins est fermé. C’est le cas partout, la vente d’alcool est interdite dans toute la Nouvelle-Zélande aujourd’hui. Nous avons même essayé un restaurant mais il fallait commander un gros menu pour être autorisé à acheter une bouteille. Nous devons bien nous y résigner, le fromage et le repas iront sans vin ce soir. Nous rejoindrons notre campement du soir à pied aux limites de la ville, pour préparer un repas commun à faire rêver tous les marcheurs : houmus, légumes et fruits frais, fromage. La soirée est à la hauteur de la qualité du week-end passé ensemble, alors que nous étions pour ainsi dire des inconnus il y a deux jours. Cela ne s’explique pas, tu as le feeling avec les personnes ou non. Nous n’avons ainsi pas vraiment envie de nous séparer. D’ailleurs Diamon improvise de suivre Aurélie jusqu’à Raglan où elle part faire du woofing pour la semaine.

Ce soir encore, les étoiles sont à l’œuvre et brillent de mille feux. Elles apportent une conclusion empreinte de naturel à ce week-end riche en découvertes.

Lundi 2 Avril (300km en stop)

Nous prenons notre temps ce matin comme pour finir d’intégrer chacun des moments de ce week-end, avant de se remettre au bord de la route. Diamon prend l’avion le week-end prochain pour la Corée, Aurélie prend l’avion dans dix jours. Il n’est donc pas impossible que l’on se recroise pour faire le Ruapehu.
Je commence le stop à 11h20 par une heure d’attente. Difficile de sortir de New Plymouth. La première personne est un fermier qui ne peut me déposer que 20mn plus loin, mais il faut sortir de la ville. En route, il m’indique que je pourrai venir faire du woofing chez lui au besoin, et qu’il est suivi par un couple de français qu’il fait visiter. Elle est architecte, lui est musicien. Ils habitent à 10mn d’Otaki où je me rends, mais ils ne repartent que le lendemain. Très sympas, nous échangeons 5mn et après que je leur ai détaillé mon périple, ils me laisseront leur carte en m’indiquant de ne pas me gêner si j’ai besoin de quoi que ce soit, même un logement. La solidarité française marche à plein à l’étranger. Par la suite, j’alterne entre le confort réduit d’une mini-voiture et le confort maxi d’un camping-car. Enfin, une dernière voiture s’arrête pour me prendre à Bulls. Celle-ci peut m’emmener à destination. Dans la conversation, j’en viens à lui indiquer que je suis ingénieur en Génie Civil. C’est le déclic. Lui est patron d’entreprise et il ne lui en faut pas plus pour me proposer de suite un boulot. Je tempère en lui rappelant que mon voyage n’est pas terminé. Les numéros sont échangés et il me relancera une semaine plus tard. Et bien voilà comment en un week-end de stop, tu tombes sur une personne que tu connais qui change ses plans pour te suivre, sur une proposition de logement, une proposition de woofing et une proposition de travail…. De la chance?? Oui un peu, mais provoquée une fois de plus. Alors l’inconnu continue de vous faire peur ou commence plutôt à vous donner envie???


Mardi 3 – Jeudi 5 avril (woofing)
Me voilà donc de retour au woofing ce lundi soir et déjà l’envie du Ruapehu se fait sentir. Fred et Sophie partent dans deux jours faire le Tongariro qui se trouve à côté et s’organisent afin que l’on puisse faire le Ruapehu ensemble le week-end prochain. Aurélie est également motivée. Nous serons donc un petit groupe de quatre sur les flancs du volcan.


Ascension du volcan Ruapehu

Vendredi 6 avril (stop)
Après trois jours de petits bricolages, je repars donc pour 350km de stop. Après un premier stop assez court obtenu en 5mn, il me faut attendre 10mn pour qu’une deuxième voiture s’arrête. Celle-ci me conduira quasiment à destination. Nous nous retrouverons au compte goutte cet après-midi à Whakapapa. Fred et Sophie ayant marché aujourd’hui nous dormirons sur place, Aurélie et moi avions forcément des fourmis dans les jambes après une journée de voiture, mais leurs têtes en disent long sur leur état de fatigue. Nous partagerons un bon repas ramené par Aurélie pour rattraper la déception de la semaine précédente, nous avons donc ce soir au menu et du fromage et du vin. So french!

Samedi 7 avril (20km )
En sortant de la tente ce matin, il fait vraiment froid mais le ciel est complètement dégagé. À 7h30, nous sommes prêts. Le temps que les filles rendent les serviettes prêtées par l’accueil, je fais arrêter la première voiture qui se présente pour monter jusqu’au point de départ de l’ascension. Pas simple de demander du stop pour 4 personnes surtout dans une belle Mazda 6. Le gars accepte mais un peu effrayé par nos sacs de rando, il fait arrêter un minibus pour nous monter. Et bien voilà, c’est ce que l’on appelle de l’efficacité : temps d’attente 0 seconde et on est tous à l’aise dans un minibus. La journée commence très bien. Le point de départ est détonnant. Nous nous faisons déposer sur la seule station de ski de l’île du Nord. Les quelques chalets sont construits dans un décor complètement minéral, entourés de gros blocs rocheux , bombes volcaniques et résidus de cendres. Nous avons peine à imaginer des pistes de ski ici et malheureusement, cela gâche un peu le décor du début de randonnée. Heureusement, nous prenons vite de la hauteur. Il n’y a aucun chemin balisé pour arriver en haut du volcan. Il faut suivre d’abord les pistes et les remontées mécaniques puis les kairns et traces de pas. Mais rapidement, nous voyons le sommet disparaître sous les nuages. Je garde espoir après l’expérience du Taranaki la semaine précédente. D’autant plus que nous avions vu le sommet du Ruapehu dépasser des nuages. Nous continuons donc notre progression. Mais nous arrivons bientôt dans la purée de pois et dans une bruine mouillante. Avec Aurélie, nous sommes obligés de faire des pauses régulières pour attendre Sophie et Fred, et nous nous refroidissons. La détérioration des conditions rend de plus la recherche des traces plus difficiles. Sur un dernier point d’attente, Aurélie évoque le fait de faire demi-tour et à l’arrivée de Fred et Sophie, ces derniers nous disent qu’ils redescendent. Je suis en forme et supporte encore le froid régnant ici, alors je leur dis que je vais simplement me rendre jusqu’au sommet rapidement et les rejoindrai derrière. Il n’est plus très loin. Aurélie qui était un peu hésitante, m’indique qu’elle va me suivre. Je pense à ce moment qu’elle le fait pour des questions de sécu. Je me dis du coup, que nous allons pousser dans la limite du raisonnable. Nous continuerons à monter une bonne vingtaine de minutes supplémentaires. La pluie et le vent redoublant de vigueur, le froid commence à nous saisir. Je nous sais très proche du sommet, mais nous sommes à la limite du raisonnable pour Aurélie, et quand bien même nous arriverions au sommet, nous n’aurions aucune vue, cette fois c’est sûr. D’autant qu’il faut également retrouver son chemin dans une descente rendue glissante par la pluie. La décision est donc prise de faire demi-tour. Ma balise spot me permettra de confirmer que nous n’étions qu’à 200-300m en distance du sommet. C’est comme ça, parfois les montagnes n’ont pas envie et même tout proche, il faut savoir s’en retourner. Après ma chute de la semaine précédente, je redouble de vigilance, d’autant qu’Aurélie chutera à trois reprises suivant des notes artistiques allant de 7 à 9 sur 10 mais des notes de finesse très basses. 🙂 Nous progressons cependant à bon rythme étant donné les conditions. Nous n’aurons à faire demi-tour qu’une seule fois, après s’être retrouvés face à des petites falaises devant, à droite et à gauche. Nous rattrapons Sophie et Fred après une heure de descente. L’altitude diminuant, le vent s’est calmé, l’air s’est un peu adouci, la pluie a cessé de tomber et les mains commencent à se réchauffer. Nous nous arrêterons deux heures à un café de la station de ski pour prendre cafés et chocolats chauds, avant de repartir pour rejoindre une hut située à une dizaine de kilomètres de là, plus bas sur les flancs du volcan. Après avoir suivi un peu de route, nous rattrapons le chemin faisant le tour du volcan. Nous retrouvons un peu de végétal sur le minéral. Le décor fait penser à un monde perdu, dirigé par un temps capricieux et menaçant. Mais il est une fois de plus assez exceptionnel.

Nous rejoindrons tranquillement la hut dans laquelle nous posons les sacs. Ce soir, les nuages se sont dégagés du volcan comme pour nous laisser comprendre que nous n’y étions pas invités aujourd’hui. Mais même d’en bas le spectacle reste au rendez-vous.

Le petit groupe fonctionne une fois de plus très bien ce week-end et cette journée a une fois de plus apporté son lot de très bons  souvenirs.

Dimanche 8 avril (12km)
Le temps n’y est pas ce matin et nous fait trainer au petit déjeuner. Le temps passe à force de parler et personne n’a vraiment envie de bouger. C’est aussi cela les vacances, savoir dire je n’ai pas envie. Alors, lorsqu’un d’entre nous évoque le fait de passer la journée tranquille à la hut, tout le monde semble être d’accord. Nous rallumons le feu central et repartons dans nos discussions. Après un peu de lecture, nous ferons tout de même une petite rando de trois heures avec un sac allégé au maximum. Nous l’appellerons la marche dominicale. Une bonne manière de s’oxygéner dans un environnement dépaysant.

Il règne en ce dimanche soir, une ambiance automnale que j’aime beaucoup. Propice aux échanges et aux débats. Elle conclut un dernier week-end de randonnée pour moi en NZ, une nouvelle fois riche en émotions et en bons moments, un week-end particulier nécessairement.

Lundi 9 avril (stop)
Ce matin, nous partons pour la dernière fois d’une hut Néo-Zélandaise et le temps est à l’image de notre humeur : triste. Il pleut donc au départ. Nous n’avons que deux heures de marche à faire avant de commencer le stop, et nous avons la chance de pouvoir profiter de ce qui nous entoure jusqu’au bout.

Comme toutes les bonnes choses ont une fin, arrive le temps de se dire au revoir, d’abord à Fred et Sophie que je vais retrouver en woofing chez Fay, puis Aurélie qui décolle pour la Nouvelle Calédonie avant de rentrer en France. À n’en pas douter, je serai amené à recroiser d’une manière ou d’une autre ce petit monde.


Dernières semaines de woofing chez Fay
J’ai prévu une surprise pour Fred et Sophie. J’ai rappelé que nous nous étions rencontrés dans une hut durant un gros orage qui nous avait bloqué 3 jours. Il y avait également Dahn, un Canadien, pour lequel j’ai organisé la venue chez Fay. Deux mois après avoir partagé quelques jours dans une micro-hut où les arbres avaient failli nous tomber dessus, nous allons donc nous retrouver pour faire du woofing ensemble. Ça tombe bien, Sophie et Fred, sont rentrés plus tôt que prévu chez Fay en raison du mauvais temps généralisé.
Et nous voilà donc à quatre anciens du TA, accompagnés par un jeune allemand. L’ambiance est vraiment bonne. Après les 4-5h de travail journalier, nous alternons entre la préparation de gros repas comme des pizzas maison, de la détente à la plage, ou du sport.

 

Les gros travaux réalisés auront été la construction de trois rampes, la préparation du socle et du coffrage du futur mur d’enceinte extérieur, le découpage de pneus et puis bien sûr, s’occuper des animaux avec un petit faible pour les moutons!

 


Le mot de la fin de la Nouvelle-Zélande :

Les deux dernières semaines seront finalement passées rapidement. J’ai vraiment le sentiment d’avoir vu et vécu la Nouvelle-Zélande exactement comme je le souhaitais, intensément et de l’intérieur. Une vraie satisfaction. Je suis donc, en définitive, heureux de quitter le pays pour m’envoler vers de nouvelles aventures. Je ne veux pas rajouter un goût de conventionnel, au caractère exceptionnel de ce voyage mené aux antipodes. Je veux conserver ce souvenir extraordinaire des efforts immenses réalisés, des rencontres, des hasards, des découvertes, de tous ces bons et mauvais moments qui ont jalonné ce périple. Alors, en me retrouvant à Auckland cinq mois après y avoir atterri, ces lundi 23 et mardi 24 Avril c’est un mélange d’excitation et de nostalgie que je ressens.

Je me revois cinq mois plus tôt, assis sur le mont Eden à Auckland sous un grand soleil, pensif à l’idée de tous les efforts qui m’attendaient, incertain quant à l’ampleur du chemin à parcourir. Je me revois à Cap Reinga sous les trombes d’eau durant mes deux premières heures de marche avec mon sac de 25kg+ en train de me dire, « eh bien ça va être long! ». Je me revois, dans les forêts, dans les rivières, sur les plages, dans les montagnes, chaque instant de ce voyage est ancré au plus profond de moi et je suis stupéfait de la manière avec laquelle chaque détail est encore d’une clarté inouïe dans mon esprit. L’écriture de chacune des étapes m’a certainement aidé à mieux les mémoriser, l’intensité de ces dernières assurera j’en suis sûr la rémanence du souvenir de cette première grande aventure dans le temps. Voilà ce que je veux pouvoir ressentir lorsque je fermerai les yeux pour la dernière fois, le plaisir d’une vie authentique, riche en découvertes, riche en aventures, riche en apprentissage de soi et des autres, pleine de récits à transmettre et partager sans modération. Et comme je souhaite repousser ce moment le plus tard possible, eh bien, ce sentiment se mélange avec une très grande excitation de partir continuer mes aventures sur un nouveau continent, dans des étendues sauvages toujours plus grandes, à travers tout l’Ouest de l’Amérique du Nord. Au-delà du climat, il va donc maintenant falloir rajouter et prendre en compte le facteur non négligeable des animaux sauvages. Je les respecte trop pour ne pas les craindre et vous garantis donc de ne pas partir inconscient.

En attendant et de manière à bien me préparer physiquement, je m’en vais passer deux semaines de renforcement musculaire à coup de pickball en Floride, avant d’arriver début Mai au Québec pour récupérer mon van.

La vie est belle!

15 commentaires sur “La transition”

  1. Des souvenirs plein la tête.
    Des rencontres incroyables.
    Voilà un beau final pour la NZ.

    Mais c’est déjà la préparation de la suite du périple, alors…..
    Beaucoup de plaisir encore à venir.
    Bises

  2. cette étape de ta vie te restera jusqu’à la fin de tes jours .. De ces souvenirs de rencontres, de paysages, de ressentis et d’humeurs sont indélébiles , et tellement liés à ta personne .. Certains ont connus l’Afrique, toi c’est la nouvelle Zélande … bientot se sera l ‘Amérique … Que de souvenirs dans cette tête !!! .. et tant d’autres à venir .. merci de nous faire partager tout ceci .. on t’embrasse

    1. Merci les Mathieu!!
      Oooh oui que de souvenirs bien ancrés par l’écriture de chaque récit….!
      Content de voir que vous suivez toujours malgré l’emploi du temps chargé de votre côté !!
      Bises à tous les trois et merde à Léo, c’est la dernière ligne droite donc qu’il fasse ce qu’il faut pour nous avoir ce Bac!! 😉

  3. BRAVO AMO.UN TRES BEAU MOMENT POUR TOI AVEC DES SOUVENIRS PLEIN LA TETE.MERCI ENCORE POUR LES TRES BEAUX TEXTES,ET LES MAGNIFIQUES IMAGES.BISOUS DES CANARDS.

  4. On pense bien à toi cousin !
    Les filles font wouhaaaaa devant chaque photo postée….Tu nous fais toujours voyager, rêver…
    Je suis en admiration devant les belles personnes que tu as pu rencontrer. Bien dommage que cela ne se passe pas comme ça dans notre pays. Carrément un autre savoir-vivre et surtout une bonne leçon de vie

    De gros bisous à notre aventurier préféré !

    1. Génial si ça peut donner envie aux filles de partir un peu!! Et à vous le temps de vous évader et connaître d’autres environnements! Merci pour votre soutien, je reprends des forces en Floride avant de repartir à fond vers l’ouest!!
      Gros bisous à toute la famille!

  5. Bravo poulet, le retour de momo, cela m’a fait bizarre de recevoir cette alerte message sur ma boîte mail. Cela faisait presque un mois du coup une fois de plus ton récit reste époustouflant mais aussi revigorant. L’impression de t’accompagner dans toutes ces étapes aussi belle les unes que les autres. Maintenant tu pars pour de nouveaux horizons et je te souhaite le même bonheur qu’en Nouvelle Zélande.
    En attendant la suite de tes aventures, je n’en oublie pas le proverbe de fin de message qui sera américain pour marquer le changement
    « Un sourire ne peut être acheté, mendié, emprunté ni volé, il ne coûte rien mais crée beaucoup  » en référence au passage en woofing.
    La biz

    1. Ahah parfait le nouveau dicton! Merci Lolo, content que tu continues de suivre les aventures !! C’est parti pour de nouveaux grands espaces d’ici deux semaines ! De beaux paysages en perspective… 😉

  6. Bonjour Amaury, sincères félicitations, nous avons suivi avec passion ton parcours en NZ. C’est toujours aussi bien écrit et les photos sont magnifiques avec un très bel éclairage, c’est une fantastique expérience qui te donnera envie de réaliser plus tard d’autres aventures ailleurs. Grâce à toi on a l’impression de connaître un peu mieux la NZ, tu as vraiment fait de belles rencontres et on a l’impression qu’il y a encore de la solidarité, notre fils Nicolas rêve depuis qu’il a vu et lu « Le Seigneur des Anneaux » d’y aller, nul doute que ton récit le confortera dans cette idée. Bon anniversaire! tu es vraiment un « classard » de notre fille Emilie, 2 jours d’écart seulement. Bonne continuation.

    1. Ahah merci beaucoup!! Je suis bien content que vous en ayez apprécié la lecture et si en plus, cela donne envie de s’y rendre et bien c’est l’objectif de ce genre de périples… Désolé, je n’ai pas réussi à relever le défi mais à n’en pas douter, Nicolas saura trouver cet oiseau si rare!
      J’espère que la suite de l’aventure continuera de vous passionner, plein de belles choses sont encore à venir 🙂
      Et oui Émilie me précède toujours de deux petites journées malgré toute la route que je fais pour la rattraper ! 😀 Comme elle n’est pas immobile non plus, pas si simple de les regagner ces deux journées !
      Merci pour vos compliments et à très bientôt dans l’Aveyron lorsque l’occasion se présentera !

      1. Salut Amaury,
        bravo pour ton périple, c’est clair que les photos sont parfaites et c’est tellement bien écrit que je te conseille de publier tes notes dans un livre quand tu aura terminé cette aventure.
        T’en fait pas pour le perroquet, lui t’a peut être aperçu dans la forêt 🙂
        à bientôt en Aveyron !
        Nico
        (ps : je suis en train de préparer pour juillet une petite partie de la Kungsleden, une rando dans les montagnes de Laponie, et ton site est très utile pour cela, merci ! )

        1. Haha merci Nicolas!
          Si tu as besoin de plus d’infos n’hésite pas 😉 ça va être une super rando c’est sûr !! Tu me donneras des infos dessus 😉 bonne prépa et à très bientôt !!

  7. Superbe😊C’est seulement maintenant que je prends le temps de te lire…et c’est toujours avec autant d’admiration et d’émotion que je découvre tes récits. Partager cette superbe expérience est un très beau cadeau pour nous. MERCI.

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